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 Face-Off [Anies]

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Emily Orchard
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anniversaire : 21/12/1993
inscription : 02/03/2015
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orientation sexuelle : Hétérote
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Jeu 9 Avr - 16:47

J'adore mes voisines d'appartement. Lisa et Connie. Elles sont meilleures amies depuis leur tendre enfance et ne se sont jamais séparées, même si l'une d'elles a un copain. Vraiment, je les adore. Elles parlent très fort et elles sont expressives comme nul ne pourrait l'être. Pour ma part, ce ne sont pas leurs anecdotes qui sont drôles à mes yeux; ce sont plutôt les gestuels, leur communication non-verbale qui est hilarante à voir. Elles sont marrantes. Si quelqu'un devait m'entendre dire cette dernière phrase, il aurait une crise cardiaque. Mais sérieusement, elles sont vraiment marrantes. Elles ont réussi à me faire rire, c'est pas croyable! Elles m'ont souvent invité à venir dîner chez elles, car elles me disent souvent que je suis une « chic fille, vraiment trop sympa la femme ». En fait, dès notre première rencontre, elles se sont aperçues de mon petit jeu (celui de cacher mes émotions) et m'ont dit directement de laisser tomber cette farce avec elles, car elles voulaient bien être mes copines. Je n'ai jamais arrêté ma soi-disant farce et cela ne les dérange pas plus que ça.

Donc, il n'est pas surprenant que ce soir, lorsque j'entends des coups violents à ma porte, je trouve devant moi ces deux belles femmes (de deux ans plus jeunes que moi) me proposant de venir célébrer l'anniversaire de Lisa avec trois autres de leurs amies. J'adore vraiment être en compagnie de ces deux-là et c'est pour cela que j'ai dit « Non ». Avant que je ne puisse m'excuser et fermer la porte, Connie m'a, toutefois, entrainé quasi de force à la fête, car, selon elle, « le trois secondes que [j'ai] pris à répondre, c'est parce que [je] voulais venir, mais [je] me suis retenue ». Bon. Tant pis. Je n'ai pas le choix. D'un certain côté, elle a eu raison. Donc, je la laisse me trainer jusqu'à ce que nous arrivions à une boîte de nuit assez populaire. À ce moment-là, je fige. Disons que je n'aime pas trop fréquenter par moi-même ce genre de lieu. Connie, me tenant toujours par le poignet, constate ma réaction et tente de me convaincre de rentrer, ne serait-ce que pour prendre un verre avec elles, en l'honneur de Lisa. Après un certain moment de réflexion, j'acquiesce et je rentre avec elles, prête à recevoir une odeur chaude de sueur au visage.

Ah, je ne la reçois pas, cette odeur! Cela veut signifier que la boîte a de bons conduits d'aération. Bref. Nous nous dirigeons au bar de la place pour constater la présence des supposées amies de Lisa et Connie. Ces dernières leur font la bise et elles me présentent. Je m'introduis brièvement et les cinq filles commencent à discuter bruyamment entre elles. Cela ne m'étonne absolument pas. D'ailleurs, je garde quelque peu mes distances, histoire de ne pas me faire trop remarquer. Je commande un petit verre avec les autres et nous trinquons à la santé de Lisa. J'écoute la forte musique qui bat dans mes tympans. Elle n'est pas si mal, même si ce n'est pas mon genre de musique préféré. Je garde mon attention sur mon verre quelques instants, car je commence à ne pas me sentir confortable dans cet endroit. Tellement que je n'ai pas envie de me retourner pour voir les gens en masse danser et se tortiller comme des chenilles perdant le pied sur une feuille. Je ferme les yeux et je secoue la tête. Allons, Emily, tu es là pour quelques temps, tu es là pour tes voisines d'appartement, ne t'inquiète pas, tu pourras partir plus rapidement que tu ne le crois. J'ouvre mes yeux, me sentant peu à peu apaisée par mes propres mots d'encouragements. Je me sens tout à coup observée. Je tourne la tête vers ma droite et là, je remarque. Je LE remarque.

Un type. Vraiment bizarre. Il n'est pas forcément beau, ni forcément laid. Il est simplement bizarre. Il…Il me fixe intensément. Étant donné son allure, il n'a pas l'air parmi nous complètement. À moins que je ne me fasse des idées. En tout cas. Il me fixe et cela me rend mal à l'aise. Il n'arrête pas. Non mais, pense-t-il me reconnaître? Ou bien suis-je si intéressante à regarder? Ah, ça doit plutôt être Connie qu'il observe. Je dois avouer qu'elle est très jolie. Je remets immédiatement mon regard sur mon verre, et un peu sur mes amies. Pourvu que mes pensées sont justes et que le reste de ma soirée se passera bien…


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Anies Smith
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Ven 10 Avr - 19:26

Déjà qu'en temps normal, t'es un peu pas normal, justement. Mais en plus, quand tu bois, tu deviens rapidement assez sale, limite flippant.
Emily Orchard & Anies Smith
Oser. C’est con comme prénom, ça te revient inlassablement en tête. Oser. T’as osé oui, tu oses encore. Comme chacun, à poser tes yeux sur des culs, à lancer des paroles impromptues ; tu n’es plus parmi eux, tu es ailleurs. Y a de ces gens qui oublient pour boire, ce sont les plus rares. T’es un de ces rares, chiant, menteur, saoulant, pesant. Ouais, un connard de première, mais ce n’est pas nouveau. T’es là sans être là, et c’est con, car t’étais venu oublier, et te voilà en train de te rappeler. Mais ce n’est pas ta faute, non, c’est la sienne. Tu te le répètes : la sienne, elle n’a pas voulu comprendre, elle a voulu savoir, elle s’est trop accrochée. C’était sa faute, sa faute de t’apprécier, sa faute de vouloir t’accompagner, sa faute de tout te donner. Et tu grinces des dents, tu rages, car tu sais que tu as tort, et ça te débecte. Tu n’as jamais tort. Alors, pourquoi cette amertume, Anies ?

Tu la remarques. Malgré les quelques verres qui t’embrument l’esprit, tu la remarques oui. Tu aurais pu l’ignorer, tu n’y serais pas arrivé. Deux années, deux années et tu fixais cette femme comme si tu ne l’avais jamais oublié. T’es con Anies, ce n’était pas la bonne. Quoique, elles se ressemblaient, quoique, cette fille t’était familière. La bibliothécaire, tu t’étais toujours dit qu’elle ressemblait à Dare. Sur le moment, ton esprit alcoolisé ne faisait pas le rapprochement ; ce n’était pas Emily, c’était Dare. Elle m’a abandonné. Je l’ai jeté. Deux phrases qui s’opposent, qui se suivent dans ton cerveau, et telle une traînée de poudre, elles te poussèrent vers elle.

Je lui dis quoi ? Que vas-tu lui dire ? Elle s’est teint les cheveux. Vraiment ? Le noir, ça lui va bien. Elle m’a vu, elle n’est pas venu. Tu devrais la laisser seule. Après tout, tu l’as empoisonné, pendant huit années, tu l’as noyé dans la fichue merde qu’était ta vie. Enfoirée qui m'a abandonné. Mais que vas-tu lui demander, à cette Dare pas vraiment Dare ? Excuse-moi Emily, excuse-le de te prendre pour elle. Il y avait de ces souvenirs qui ne s’effaçaient pas, je suis sûr que tu as déjà vécu cette expérience. Un souvenir qui revient, lentement, suavement, et qui d’un coup, prend matière, et te fait face. Il te dit bonsoir, il te fixe, il semble réel et consistant. N’était-ce pas effrayant ?

Tu n’étais pas effrayé Anies, tu étais sous l’emprise de l’alcool. Tu tanguas un peu en te relevant, et tu t’assis près d’elle, avec une délicatesse surprenante. Tu passas nerveusement ta main dans ta crinière bleue. Ton esprit, il ne se laissait plus emporter par la musique vibrante, il naviguait sur un écho, sur des lèvres rouges, sur un visage calme et malgré tout souriant. Dare souriait souvent, une manière de dire "je vais bien, ne t'inquiète pas" sans le penser pour autant. Ses yeux, ils pleuraient, sa bouche, elle s’étirait. Et c’était toujours ta faute.

« Tu t’es teint les cheveux. Ils ont poussé en deux années. »

Un murmure au creux de l’oreille, oh, tu la prenais pour Dare. Tu te remémorais ces moments passés ensemble, fugaces. Je suis séropositif. Reviens. Je suis désolé. Je t’aime. Des mots, que tu ne lui as jamais dit, que tu ne diras jamais, à cause d’un putain d’orgueil. Mais tu en meurs alcooliquement d’envie, de récupérer ce souvenir.

Tes iris plongèrent dans les siennes, dans deux souvenirs limpides. Tu étiras un sourire, nostalgique, charmeur, suave, avec toujours cette ignoble pincée narquoise le saupoudrant. Tu n’y pouvais rien, t’étais comme ça. Un con, un con qui se souvenait, un con pitoyable.

A tes yeux elle était belle, comme la femme d’un autre.












Anies te nargue en #142546.
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Emily Orchard
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Dim 12 Avr - 19:58

Bon, du calme, Emily, le temps passe, regarde, cela fait déjà quarante-cinq minutes que tu es dans cette boîte! Tu vois, tu devrais rester calme et passer du bon temps avec tes copines! J'essaye fortement de me dire et me redire ces pensées intérieurement, rien à faire. La musique devient de plus en plus agressante. Jusqu'au moment où ils font jouer une chanson des années 1980. Don't You Want Me de Human League. Ça, c'est une chanson que j'apprécie correctement. Je laisse libre cours à mes doigts de tapoter légèrement le verre que je tiens toujours fermement, comme si le simple fait de le lâcher me déconnecterait de la réalité. Alors que c'est complètement faux. J'ai à peine bu ma boisson. Les filles, quant à elles, en sont rendues à leur troisième, si je me souviens bien. J'ai même l'impression qu'elles ont oublié le fait que j'existais dans le lot. Du coup, eh bien, cela fait cinq bonnes minutes qu'on ne m'a pas adressé la parole. Du tout. Ce n'est pas comme si ça m'agaçait, mais…en fait, oui, ça m'agace. J'étais venue exprès pour Connie et Lisa, mais là…je ne sais plus. Bon. Je vais rester encore un peu et si elles ne bronchent pas de mon côté, moi, je quitte. Je termine mon verre d'un coup sec. Eh bien, pourquoi pas, après tout, cela fait longtemps que je n'avais pas pris cette décision! Allez, un autre! J'en commande un deuxième et je ne le sirote pas aussi longtemps que le premier. Bon.

Après avoir décidé de ce plan, j'hoche brièvement de la tête et je sens quelqu'un s'asseoir sur le tabouret à ma droite. Un léger frisson me parcoure quand je me rends compte que ce quelqu'un me regarde…ou bien ce frisson a été créé par l'alcool qui s'infuse tranquillement dans mon sang. Je me raidis doucement, pour ne pas froisser la personne, au cas où, et je tourne lentement la tête vers elle. Ah. Eh bien. C'était le type de tout à l'heure, j'en suis certaine. Je reconnais les yeux qui me « dévoraient ». Et moi qui voulait diminuer ma nervosité en me disant que ce n'était pas moi, l'élue de ce regard. En plus, je reconnais ce type, justement. C'est un employé du pensionnat. Je ne crois pas, cependant, que ça soit un employé de mon genre. Il doit être probablement un surveillant. Quelle drôle de coïncidence. Je n'ai jamais eu la « chance » de l'aborder, de savoir qui il était exactement. Je sais simplement que, lorsque je passe dans les couloirs, qu'il est là en même temps que et qu'on l'interpelle, j'entends le nom « Anies ». Du coup, cela doit être son nom. Anies. Anies quoi? J'en sais fichtrement rien. Et, pour le moment, je ne suis pas dans l'humeur de le savoir. Pour le moment, plutôt, je me pose des questions en ce qui a trait à sa présence avec moi. Que me veut-il? Qu'est-ce qu'il a à venir me voir? Est-ce qu'il m'a reconnu, bourré, et il vient me raconter sa dernière semaine à l'école? Ou il vient me draguer? C'est…vraiment déboussolant. Toutefois, je ne laisse pas paraître ma perplexité; mon visage est stoïque à l'extrême…sauf le sourcil gauche qui est soulevé.

Et il reste très longuement soulevé, ce sourcil, puisque ce Anies vient de me murmurer quelque chose d'incompréhensible à l'oreille. Tout d'abord, je retiens le deuxième frisson qui traverse mon dos (je suis sensible des oreilles, que l'on m'épargne!). Puis, je recule de quelques millimètres ma tête tout en gardant mes yeux sur lui. Mes cheveux…teints? Depuis quand le sont-ils? Et…deux années? Est-ce qu'il est tellement soûl qu'il n'est plus en mesure de bien saisir la notion du temps et les mois que nous sommes collègues de travail? Je vais arrêter de boire, je crois; je ne veux pas finir comme lui à la fin de ma soirée! Je suis arrivée à Azure depuis, quoi, quatre ou cinq mois, pas plus! Ça ne se peut pas qu'il me confonde avec quelqu'un d'autre, ça serait trop une coïncidence monumentale! Mais…qui sait, vraiment…Je ne sais plus. J'ai pas envie de trop réfléchir. Bref. Pour lui répondre, je secoue deux ou trois fois de la tête, je me rapproche pour qu'il m'entende bien et je déclare sur  un ton neutre (neutre le plus possible, entendons-nous là-dessus, car la musique et les cris d'amusement de mes amies battent leur plein derrière nous):

- Anies, si c'est bien ton nom, je ne sais de quoi tu parles. Es-tu vraiment sûr de ce que tu avances? Mes cheveux ont toujours été de cette longueur, pourtant…


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