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 « Et toi qui attend, terrorisée, au milieu du chaos » •• Candice

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Anies Smith
« Leave the Kids Alone »
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Mer 8 Avr - 20:09

Et puis tes joues et puis ta peau
Candice A. Samuels & Anies Smith
Il y a de ces jours où tu oublies, tu divagues, tu vis. Tu danses, tu effleures dans la nuit. Un baiser qui te laisse quelques émanations sucrées, alcoolisées, quelques films de la suite, une suite qui s’est désistée. Et tu rentres chez toi, la tête pleine de rêves, l’équilibre instable, un nom sur les lèvres. Et il y a de ces jours, où tu lèves les yeux vers les étoiles et tu te dis : maintenant, c’est maintenant. Ces soirs où tu te rappelles et ça te blesse, combien t’es fini, combien tu ne vaux rien, combien il faut encore avancer. Alors tu veux courir, courir à en perdre haleine, faire en sorte de sortir cette idée de ta tête, de ton corps, de ton cœur pansé.

C’était l’un de ces jours, après le passage d’une bruine fatiguée.

Tu sortis de la salle de sport, ton sac sur ton épaule. Il devait être vingt-et-une heures, quelque chose comme ça. De toute manière, ici, qu’importe l’heure, la vie continue, les lumières brillent et les sons assaillent les passants. Te voici dans la foule, comme un autre, comme tous les autres, le regard éteint, la mine fade et pourtant bronzée. Putain, les deux ensembles, qu’est-ce que ça donnait ?

Tu ouvris ton paquet, le secoua brièvement durant ta marche et du bout des lèvres en attrapa une sortant du lot. Tu n’allumas pas la cigarette pour le coup. Tu rangeas l’objet dans ta poche de jean, et tu passas tes doigts dans ta crinière bleue encore humide de la douche pour dégager ton visage. Après une séance de sport, tu sentais encore cette rage en toi, ce besoin non consumé. T’avais beau soulever des poids à t’en péter les muscles, rien ne changeait, t’y pensais encore. A elle, à la maladie, à ta merde de vie. Ça te gênait pas, la plupart du temps, tu oubliais parfois. Mais c’était frustrant, frustrant quand ça revenait d’un coup dans ton crâne, un poison qui n’avait pas d’antidote. Et ça t’agaçait, fallait évacuer, sans hurler. Après tout, le but n’était pas de te faire passer pour un taré.

Tu entras dans la pharmacie, montrant l’ordonnance d’un geste monotone à l’homme qui te donna les médicaments prescrits. Il ne te regarda pas de travers, il ne te montra rien, après tout, c’était un professionnel, après tout, qu’est-ce qu’il en avait à foutre ? Ah si ; du moment que t’allumais pas ta dose de nicotine dans son magasin, ça allait. Les médicaments de ta génitrice en poche, tu allumas immédiatement ta cigarette, à la limite de la sortie de la boutique, comme si tu faisais un doigt métaphorique à ce con là. Qui allait t’interdire de fumer, bon sang ?

Et puis là, ça t’est arrivé sur la tronche. C’était juste une vue familière d’un dos un peu cambré, d’omoplates qui ressortaient légèrement sous les vêtements. On les appelait "ailes d’ange", tu crois. Des cheveux roux, longs, lisses, et des formes, pas mal de formes. En levrette elle doit être chouette. Tu penchas la tête de côté. Bizarre, tu t’étais déjà dit ça. Un autre jour, à un moment, tu savais pas. Toutes les pensées ignobles que t’avais en tête, tu te souvenais pas de tout. Mais là, juste une sensation familière oui, une vue familière.

Can… Une syllabe. Quelque chose qui n’allait pas avec ta nature profonde, ton antagoniste dans un prénom. Anies, si tu savais putain, si tu savais. Si tu réfléchissais un peu plus plutôt que de rester immobile à l’observer. T’avais pas l’air louche sur le moment, n’est-ce pas ? Ah si, ça y est, tu vois. Y a deux mecs en face d’elle, ils ont l’air bien torchés, comme toi quand tu voulais oublier. Et elle, c’était une élève. Bravo mon con, parfois, tu arrivais à te souvenir.

Ton esprit fit rapidement le rapprochement, sans trop entendre la conversation, tu comprenais qu’elle se faisait embêter. Tu voulus t’éloigner, continuer ton chemin vers ta maison, mais la pensée de ta mère à moitié mourante dans son lit t’assaillit. Non, pas la maison, pas encore. De plus, tu te voyais mal la laisser se démerder toute seule, même si sa poitrine était de l’arme lourde, rien à faire contre les cerveaux couillus de ces deux là.

Tu arrivas derrière elle, toisas à ta manière tes deux confrères, et posas ta main sur son épaule au même moment.

« Y a un problème ? »

Allez, venez qu’on rigole. Sous-entends-tu.

T’attendais que ça, qu’ils viennent te chercher, juste pour te défouler sur ces cons, et pas grave si tu finissais ensanglanté et perdant à la fin. Juste te défouler. Mais non, deux putains de couards. En même temps, tu avais le regard assassin, la voix grondante, Anies, sérieux, on aurait crû que tu allais les égorger avec les crocs. Tu enlevas ta main de la peau de la demoiselle, après tout, même si c’était en dehors du pensionnat, tu ne voulais pas d’emmerdes, tu tenais à ton boulot. Tu baissas le regard vers son visage : Candice. Pour une fois que ça te revenait rapidement. Oui, Candice. La petite rouquine qui voyait pas ses pieds. La deuxième année au regard intimidé.











Anies te nargue en #142546.
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Candice A. Samuels
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Lun 13 Avr - 10:33

Le seul jour où elle a voulu être seul. C'était le seul jour où elle ne voulait parler à qui que ce soit qu'elle connaissait, ce n'était pas parce qu'elle n'allait pas bien, non. Elle ressentait juste le besoin,l'envie d'être seule, de profiter de plein de petites choses banales...seule. Se balader dans le parc sans entendre qui que ce soit parler de telles ou telles histoires de mecs, des histoires qui lui donnent l'impression de tourner en rond depuis des mois si ce n'est des années. Elle voulait juste une après midi, un début de soirée pendant les quelles elle pourrait profiter pleinement de l'air revigorant du parc en écoutant les oiseaux, en s'installant sur un bac à regarder les passants tout en pianotant sur ton portable, de faire les boutiques après ça et de garnir sa garde-robe déjà bien pleine de vêtements aux prix exorbitants. En une après-midi, elle avait l'impression d'avoir pu redécouvrir la ville toute entière, elle ne reconnaissait quasiment rien si bien qu'elle s'était retrouvée à chercher son chemin plus d'une fois. Mais elle s'en moquait, parce qu'aujourd'hui elle se sentait bien, étrangement bien.

La journée s'était écoulée à une vitesse affolante et, trop occupée à faire les boutiques, la jeune rouquine ne s'était absolument pas rendu compte de l'heure et...vu celle-ci, elle devait sérieusement commencer à songer à rebrousser chemin. Elle ne tarda guère à s’exécuter, faisant demi-tour aussitôt après avoir eu cette pensée elle se mit directement en route vers le pensionnat, passant ainsi de nouveau vers les bars, les cafés qui se remplissaient petit à petit. Elle marchait, sans véritablement faire attention à son environnement et puis, la sensation de sa chaîne de poignet qui glisse dangereusement vers le bas et le bruit du métal qui se heurte au sol. Elle s'arrête, cherchant à ramasser la dite chaîne en s'accroupissant par terre, la cherchant quelques secondes yeux et, une fois celle-ci entre ses délicates mains, elle tente de l'accrocher de nouveau. Impossible, l'attache est cassée. Il faudra demander à Papa l'argent pour la réparer... Et, ces quelques secondes écoulées, elle leva les yeux, se relevant pour reprendre son chemin mais cette fois-ci il y avait un obstacle, non, deux obstacles.

Elle grinçât des dents, agacée par les deux qui venaient de se mettre en face d'elle. Ils étaient plantés là, à empester l'alcool à plein nez et elle, tenta une seule fois de passer à côté. Impossible, ils semblaient bien décider à lui barrer la route. Ils s'approchaient, pour la charrier, tentant de mettre une main sur son épaule, tentant de lui toucher le visage, les cheveux qu'elle évitait en repoussant ces gestes de sa main, tout en reculant. Ils parlaient, mais elle ne les comprenait pas, non, plutôt elle ne les écoutait pas entièrement. Trop occupée à appeler de l'aide intérieurement à paniquer, à penser trop vite. Elle regarda autour d'elle...devenue un peu trop éloignée des lieux fréquentés pour que l'on comprenne ce qu'il se passait réellement et puis...les gens ne viendraient certainement pas même en comprenant. Ah..si seulement elle avait le courage suffisant pour leur en foutre une, pour s'échapper ou pour hurler.

Et puis...une voix, une main qui se pose sur son épaule. Pas la même main que celles qui tentaient un contact, là, c'était une main qui se voulait rassurante et cette voix était différente, elle aussi. Elle semblait également être là pour lui dire de ne plus s’inquiéter et le cœur de la jeune femme le sentait bien. Un soulagement intense la parcourut, douloureux mais rassurant, agréable. Elle leva son regard vers lui au même moment où lui le baissa. Anies Smith, elle l'avait reconnu du premier coup d’œil sans aucun doute possible, avec lui on ne pouvait pas se tromper, vraiment pas.  Et puis, elle le voyait, avoir envie de se battre, elle le voyait qui les attendait, les deux à la fois. Oh mais ils tenaient à peine debout, alors ça ne serrait certainement pas un problème, enfin, elle espérait. Non, en fait elle espérait juste qu'il n'y ai pas de problème du tout, pas d'affrontements, pas de bagarre.

Dieu soit loué, on l'avait écoutée. On lui  accorda au moins ça, au moins une bagarre en moins. Elle pouvait presque en pleurer tellement le stress venait de redescendre soudainement en voyant les deux ivrognes s'éloigner en hurlant des mots peu charmants. « Merci et...désolée de vous avoir dérangé avec cette histoire. J'ai juste eu...peur, je suppose...» Elle était mal à l'aise et ça s'entendait. Déjà, rien que ces mots sortant de sa bouche étaient rare, très rare, mais là, ils étaient de circonstance, elle n'allait pas faire genre qu'elle pouvait s'en occuper seule. Cela aurait été le plus gros mensonge jamais dit de sa part et puis surtout ça n'aurait été guère crédible. Elle tenait nerveusement sa chaine dans sa main, n'osant le regarder parce qu'elle avait honte de la situation dont on venait de la sortir, parce qu'elle détestait avoir à s'excuser, à remercier les gens et surtout à leur être redevables et là...elle lui était plus que redevable.  


HRP:
 
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