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 Life is a game made for everyone. [ PV HELIOS ]

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Aleksey A. Averine
« Out of my Way ! »
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inscription : 18/03/2015
orientation sexuelle : Bisexuel.
année d'étude : 3e Année.

Ven 20 Mar - 16:38


Purple Haze
Un éclat de voix bouleverse l'ordre de mes pensées. J'ouvre les yeux et fouille le paysage verdoyant m'entourant dans l'espoir d'y trouver le bruyant inopportun. Du banc sur lequel je suis étendu, je ne peux cependant qu'inspecter une petite partie de la cour ensoleillée bordée d'arbres projetant l'ombre de leurs feuillages sur mon visage. Je pourrais évidemment me redresser et ainsi profiter d'un champ de vision plus large, mais, à cette simple pensée, la lassitude s'empare de moi. J'élève à hauteur de mon regard un bras engourdi au poignet ceint d'un bracelet-montre de cuir sombre. Il est 13h27 ; la pause déjeuner touche à sa fin. Bientôt, les nombreux élèves peuplant les lieux s’en iront rejoindre leurs camarades et professeurs pour une série de cours tous plus ennuyeux les uns que les autres. Ma journée étant terminée, j'échappe à ce calvaire. Pourtant, il va me falloir trouver une occupation. Je devrais sans doute retourner paresser dans ma chambre, mais l'envie n'y est pas. Une idée vient germer dans mon esprit. Je l'envisage un instant, cherchant une possible alternative. Ce n'est que lorsque le soleil timide disparaît une énième fois dernière un nuage bas et qu'un frisson agite mes épaules que je me décide enfin à quitter l'endroit.

Je ne perds pas de temps en contemplation et avance sans traîner vers cet immense bâtiment qu'est le pensionnat. Quelques couloirs traversés et escaliers gravis plus tard, j'arrive à destination : la bibliothèque. Se dresse à présent devant moi une haute double porte de bois usée et pourtant proprement cirée. Je sais exactement ce qu'elle cache et c'est avec une certaine impatience que je la pousse. Immédiatement, des sensations bien connues m'assaillent : le calme ambiant si différent de l'atmosphère régnant dans le reste de l'établissement, les chuchotements doux et presque chaleureux s'élevant dans l'air saturé, l'odeur du papier neuf, les couleurs vives et contrastés des livres ordonnés dont seules les reliures sont visibles. Je reste ainsi immobile, goûtant au plaisir de me trouver en ces lieux chéris.

Mais mon plaisir est de bien trop courte durée puisque j'entends, sur mon côté, le bruit désagréable d’une langue claquant contre un palet. Le feu de mes prunelles se braque sur la personne ayant osé troubler mes réflexions. C'est une femme d'une quarantaine d'années et au visage bienveillant. Elle me fixe de ses yeux gris, un air ennuyé peint sur le visage. Son reproche silencieux me fait tiquer et je m'imagine l' ignorer et passer mon chemin. Toutefois, l'ambiance presque sacrée de la bibliothèque m'en dissuade. Je cède finalement à sa demande et, avec un haussement de sourcils exagéré, j'arrache le bonnet noir couvrant mon crâne. Je ne suis absolument pas d'humeur à m'en prendre à quelqu'un et encore moins à cette femme qui ne me veut absolument aucun mal.

Mon corps se remet en mouvement et j'atteins bientôt une table inoccupée. J'y laisse tomber mon sac qui s'y échoue en un bruit mou. J'espère ainsi que personne ne viendra s'installer ici durant mon absence. Sans plus de précautions, je m'en vais choisir quelques ouvrages à feuilleter. Je dépasse les sections "littérature jeunesse" et "science-fiction" sans m'y attarder. Aujourd'hui, ce sont les livres soigneusement rangés au sein de la section "littérature étrangère" qui m'intéressent. Je ne cherche pourtant pas à déchiffrer les titres ornant les couvertures que mes doigts frôlent. Une inspiration soudaine arrête simplement mon geste sur quelques-unes d'entre d'elles. J'ai à présent dans les mains un recueil de nouvelles policières de Fred Vargas ainsi que quelques contes d'un certain Michel Tournier ; du français. Il est vrai que je ne maîtrise pas parfaitement la langue, mais mes années en temps que bon parisien me permettent tout de même de la comprendre sans réelles difficultés. C'est donc satisfait que je retourne m'asseoir, d'autant plus heureux de constater que personne ne semble s'être approprié la place que je convoitait.

Mais, cette fois encore, le destin s'acharne à me reprendre sans pitié chacun des instants de bonheur qu'il daigne m'accorder. Je sens tout d'abord une présence, puis j'entends une personne approcher. Les pieds de la chaise sur ma droite glisse sur le parquet en un raclement désagréable et une ombre s'invite dans mon champ de vision. Moi qui étais d'humeur si joyeuse un peu plus tôt... Cet insecte ne sait pas ce qu'il en coûte de se tenir si près de moi sans autorisation. Sans même chercher a savoir qui il est, je me tourne brusquement vers lui :

Cette. Place. Est. Prise.

J'articule avec application, la vois basse et froide. S'il ne comprend pas le message, c'est qu'il est vraiment idiot. Dans ce cas, je n'aurais aucun scrupule à le malmener. Mais ce n'est qu'alors que je remarque à qui j'ai affaire. Ces longues mèches violine, ce visage, ce garçon m'est familier.

Hélios, c'est ça ?

@ Kirsan
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Hélios Uzurios
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orientation sexuelle : Homosexuel.
profession : Etudiant & caissier à ses heures.
année d'étude : Etudiant en 3ème année.

Lun 23 Mar - 14:28


Une explosion de sentiment. C'est ce que je ressens à la fin de mon épisode. La meilleur amie du héros meurt d'une façon si pitoyable que c'est extrêmement émouvant. Son sourire en larme en réponse aux cris de détresse de son ami. Les violons l'accompagnant mélancoliquement. La pluie, le décor sombre, focalisé seulement sur la future morte. Et le passage tragique de la faucheuse. C'est... J'en pleure. J'en pleure pendant des heures. Certes, j’exagère. Je n’ai eu que deux petites heures pour le regarder. Mais il n’empêche, ce fut très bouleversant dans toute les circonstances. Car, recroquevillé dans un coin dans la cour, loin du regard des autres pour ne pas être gêner, j’en avais oublié l’heure, l’heure des cours. L’absence d’un professeur me donne encore deux petits trous en plus. Je pose ma tête contre le mur qui me maintient. Je ne tient pas à rester dans la cour. Il n’y aura personne, et ça me gêne un peu. J’échange donc la tablette contre mon casque, direction l’inconnu.

Je longe les murs du couloirs, les vitres m’éblouissant de la clarté de cette après-midi ensolellé. D’un pas lasse, j’avançais lentement vers la bibliothèque, mon refuge, mon havre de paix, mon Éden. Des multitudes de livres - bien que je ne favorise qu’un coin - mais surtout, le calme. Le calme absolu. Personne qui ne vous dérange, et, de toute façon, si vous faites le moindre bruit, vous êtes sur d’être regarder de travers. Le lieu idéale pour lire en toute tranquillité, dévorer pages après pages un ouvrage. Pour ma part, je préfère engloutir des mangas, bien que certains livres fantastiques ou de sciences-fictions me plaisent beaucoup.

J’entre dans le sanctuaire, devant obligatoirement enlevé la musique qui me tambourine la tête, concerto assourdissant aussi puissant qu’une vague. Je pourrais chanceler. Le basculement des voix incessantes au silence muet est déroutant. Je remonte les manche de mon gilet coloré jusque mes mains, les cachants. Une sentiment d’anxiété m’a pris. C’est étrange, de passer d’une foule à la mort. Tétanisant même. Je souffle un bon coup, chassant cette peur éphémère. Parfois, j’ai beaucoup de mal à me comprendre. Beaucoup trop.

J’ai une table favorite. Cachée derrière la littérature française et autres langues que je ne connais pas, elle se dresse là, attendant patiemment que j’arrive. Mais, il semble qu’aujourd’hui je ne serais pas si tranquille. Quelqu’un, ici, à cette place. A ma place. Le geste violent qu’il daigne me faire me pousse à reculer, à la limite de me protéger avec mes mains. Je me retrouverais bien, avec un coup sur le visage. Mais non. Hormis sa vive torsion du buste, il ne fait pas plus.

« Cette. Place. Est. Prise. »

Je tord nerveusement les mèches de mes cheveux. Je reconnais ce garçon. Aleksey je crois. Je le connais très peu, mais de ce que j’ai un peu vu ou ouïe dire, mieux vaut ne pas traîner dans ses pattes. J’hésite à fuir. Il m’effraie un peu, je dois l’avouer. Sa voix surtout. Aucune chaleur.

« Hélios, c'est ça ? »

Je hoche furtivement la tête. Que faire ? Cet homme ne m’inspire pas tellement confiance, mais, pourtant, je ne tient pas à renoncer à ma place. Je ferme les yeux. Allez Hélios, prend ton courage à deux mains, il ne va pas te manger !

« Oui… C’est ça… Et toi, Aleksey, c’est ça ? »

J’ose prendre la chaise en face de lui et m’asseoir. Je ne le quitte pas des yeux, comme face à un chien enragé près à vous sauté à la gorge. Je triture toujours ma chevelure, tirant dessus presque à m’en arracher. Il me stresse. Cette situation me stresse. Pour détendre l’atmosphère, j’esquisse un sourire.

« Euh… Il y a de la place… Je me suis permis de m’asseoir… Je ne dérangerais pas… »


Hélios parle en #9A32CD
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