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 « Même à l'autre bout du monde » ■ Moira K. Carvalho

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Jeu 12 Mar - 17:56

Reiji n'est pas arrivé depuis bien longtemps dans ce pensionnat. Quelques mois tout au plus. Quelques semaines plutôt. En fait, il n'a jamais vraiment compté. Mais le fait est que finalement, il s'y fait à l'air de l'Amérique. Il est bien loin de chez lui, de sa mère et de ses proches. Mais il s'agit pour lui d'une occasion en or de tout recommencer. Pourquoi s'en priver? Il fait plutôt bon vivre ici en plus. Il a récemment acquis un petit pavillon en ville et se contente de vivre simplement. Ça le fait sourire. Il prends un coup de vieux malgré tout ça.
Sano lui manque, son vieil ami d'enfance. Et tout les autres aussi. Il a peut être un peu le mal du pays c'est vrai. Mais il en faut plus que ça pour l'ébranler Reiji.

Alors le voilà, toujours aussi fier dans son costume un peu trop formel pour lui. Il se dit toujours qu'il a l'air d'un pingouin, mais que voulez-vous. Professionnalisme oblige. Une fois de plus, il troque ses vieux baggys et son vieux sweat à poche kangourou contre des pompes bien cirées et un ensemble impeccable. Même sa cravate n'a pas un pli....Wait. Il n'a pas de cravate. Il a laissé les deux derniers boutons de sa chemise ouvert. Il tient à pouvoir respirer malgré tout.  

D'autant plus que sa journée viens de se finir. Il est 18 heures. Et il est temps pour lui de boucler quelques dossiers avant de rentrer chez lui. Il revenait de l'observatoire où un élève avait tenu à lui parler. Il se contente donc d'emprunter l'escalier en colimaçon du quatrième étage afin de descendre vers les niveaux inférieurs. Il est serein. La journée n'a pas été éreintante, et finalement, il se plait de plus en plus ici. Même si ça manque clairement de mouvement à son goût.  
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Jeu 12 Mar - 21:49

Je ne m'étais rendu compte de mon oubli qu'une fois loin du couloir en colimaçon. Evidemment. Mon paquet de cigarettes était resté sur le toit tandis que moi, j'étais redescendu à la va-vite, pressée de rejoindre mon petit chez-moi. Il était 18H passé et honnêtement, continuer à traîner dans le bahut ne m'enchantait guère. Il y avait un temps pour les études, certes, mais ce n'était pas maintenant. Mais comme je ne pouvais m'empêcher de fumer une clope après les cours, je fis demi-tour direction l'escalier en grommelant. L'endroit était désert et je montais les marches en courant, n'ayant pas envie de perdre trop de temps.

J'aurais dû regarder droit devant moi, parce que je bouscula quelqu'un qui descendait. Qui donc osait m'interrompre dans ma montée ? Je n'ai pas le temps de m'excuser, moi ! Pousse toi du chemin ! Mes prunelles vertes remontèrent vers l'inconnu. Une allure de pingouin avec ce costume. Un professeur ? Non, les profs s'habillent pas comme ça. Quelqu'un de plus haut-gradé, pour sûr. Un type dans la trentaine, je dirais. Ma voix s'élevait tandis que je tentais de forcer le passage.

- Excusez-moi Monsieur, mais je suis pressée. J'ai oublié quelque chose d'important sur le toit. Vous pouvez me laisser passer s'il vous plaît ?

Ma voix se voulait amicale et j'essayais tant bien que mal de lui offrir mon plus beau sourire, histoire de ne pas éveiller les soupçons sur moi. Je ne sais pas si ça marchait vraiment. Car il était interdit de fumer dans l'enceinte de l'établissement - du moins je pense - et je ne voulais pas une nouvelle fois être convoquée. Donc il fallait rester neutre, ne pas se prendre la tête et passer son chemin. sans rien demander. La malchance ne cessait de me tomber dessus, décidément.
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Ven 13 Mar - 15:00

Pour le coup, Reiji est bien trop occupé à sonder ses pensés pour voir venir la demoiselle hâtive qui monte elle aussi l'escalier étroit. Comment aurait-il pu la voir venir à cette allure de toute façon. Il la percute donc. Pas si violemment que ça finalement. Mais suffisamment pour lui faire mal, réveillant une vieille blessure. Ses côtes ne s'en remettraient sûrement jamais. Il crispe la mâchoire alors qu'il sort de ses songes, reportant ses iris ambrés sur l'inconnue qui s'excuse déjà. Il aurait bien dit quelque chose. Mais aucun mot ne sort.

Dans son regard ordinairement impénétrable se lit une véritable surprise. Comme quelqu'un qui vient d’apercevoir un fantôme. Ce regard, ce visage, ces longs cheveux noirs...Ça ne pouvait pas être...Non. Ca ne pouvait pas. Et pourtant, Reiji a bani depuis un moment le rationnel de son monde. Il a le souffle coupé et du paraitre bien con à mettre aussi longtemps à répondre.

« Lilith...? »

Questionna t-il bêtement, presque à mi-voix. Avant d'entendre raisonner ses mots dans sa tête. Elle a parlé bien trop gentiement. Si c'était Lilith, elle l'aurait déjà engueulé y'a pas de doute. Un sourire furtif apparu au coin de ses lèvres. Brièvement, presque invisible. Un sourire sûrement trop tendre pour une homme comme lui. Mais il a déjà disparu au moment où il se reprends, adoptant une stature bien plus professionnelle.

« Je...Excusez-moi, j'ai du me méprendre. »

Comprend-il alors sans pour autant bouger trop perturbé pour y penser. Et au vu de la largeur de l'escalier, s'il ne s'efface pas, elle ne passerait jamais.
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Ven 13 Mar - 18:05

Il était étonné. Enfin, à en juger par son faciès, il semblait que je le surprenais totalement. Il m'avait même appelé par un prénom qui ne m'était pas familier du tout. Il se trompait clairement de personne, le pauvre. Je ne l'avais jamais vu de ma vie moi, ce gars. Il était un inconnu à mes yeux et honnêtement, sans l'offenser, les vieux de la trentaine ne m'intéressait pas. Les hommes ne m'intéressait pas tout court. Je répondis sans me vexer, gardant un calme serein. Il arrivait à tout le monde de se tromper, c'était humain.

- Je pense que vous avez fait erreur, en effet. Je m'appelle Moira.

Je le fixais droit dans les yeux, souriant de toutes mes dents. Le passage étroit m'empêchait de le contourner donc je n'avais pas d'autres choix que d'attendre qu'il se décide enfin à bouger d'ici. Il était si perturbé que ça ? Je repris la parole, parce qu'il fallait bien qu'on se décide à faire quelque chose au lieu de rester figés comme des statues.

- Comme ça vous ne risquez plus de vous méprendre, monsieur...

Je marquais une légère pause car je ne connaissais pas son nom. Je n'avais pas le temps de m'attarder sur des questions futiles comme celle-ci. J'avais toute la vie devant moi pour ça. Je voulais juste mes clopes.


- Par contre, je me permets d'insister, mais je dois absolument rejoindre le toit, s'il vous plait. Vous pouvez me laisser passer ?

Je sais que je le forçais mais j'avais vraiment envie de fumer, là. Et l'heure tournait, je n'avais pas envie de passer la soirée coincée dans un escalier en colimaçon. J'avançais sans m'en rendre compte, m'approchant de lui, espérant secrètement qu'il passerait son chemin sans poser de questions.
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Dim 15 Mar - 7:30

C'est con, l'espace d'une fraction de seconde, il a vraiment pensé que ça pouvait être elle. Mais dans le fond, il sait bien que ce n'est pas possible. Même si son père a sûrement tout un tas d'idée bizarre, la coïncidence est bien trop grande sur ce coup. Et lorsqu'elle se présente, il ne saurait dire quel sentiment l'envahi alors. La déception? Le regret? L'indifférence...? Peut-être a t-il fait son deuil. Peut-être pas. Clairement pas en fait. Il est vrai que ça le bouffe un peu plus chaque jour de ne pas savoir. Si au moins il avait la certitude que tout va bien pour elle. Il esquisse finalement un sourire presque paternel.

« Je m'en excuse Moira. C'est que tu ressemble vraiment a quelqu'un que je connais bien. »

Lui explique t-il simplement. D'habitude, il n'éprouve pas le besoin de se justifier. Mais pour le coup, il avait du paraître étrange ou même impoli. Alors il juge préférable de lui préciser l'évidence. Il n'est pas très en forme il faut croire. D'ailleurs il a même omi de se présenter, mais la demoiselle semble relativement hâtive alors...

« Monsieur Takeda. Reiji Takeda. Je suis le nouveau conseiller d'orientation. »

Précise t-il histoire de lever le voile avant de s'effacer comme il le peu dans cet étroit colimaçon. Il n'est pas du genre a poser la moindre questions. Aussi il ne le demande ce qu'elle a de si précieux à aller chercher. Jugeant clairement que ça ne le regarde pas. A tort ou à raison, il ferme les yeux sur beaucoup d'agissements des élèves. Il n'es pas responsable de la discipline ici, même s'il va de soit qu'il est aussi de son devoir de veiller au respect du règlement. Et aller chercher quelque chose sur le toit à cette heure ne constituant pas une entorse à ce lui ci...

« Ne traîne pas trop tout de même, le toit va bietôt être fermé il me semble. »


Achève t-il afin de la mettre en garde. Remarquez, elle est sûrement là depuis bien plus longtemps que lui. Elle ne doit pas être sans ignorer toutes ces choses, et probablement même les combines existantes pour les contourner.  
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Lun 16 Mar - 16:51

Je comprenais mieux pourquoi il s'était trompé, mais vu que je n'en avais strictement rien à faire, je secouais vaguement la tête en signe d'approbation. Je n'avais pas le temps de m'attarder à taper la discute avec lui. La fin de la journée signifiait la fermeture des locaux et le toit en faisait parti. Autant dire que si je ne me dépêchais pas, j'allais terminer ma soirée coincée là-haut.

Il souleva le mystère sur son identité et je reculais instinctivement. Le conseiller d'orientation. C'était bien le genre de personne que je ne pouvais pas supporter du tout. A chaque fois que j'avais eu un rendez-vous - obligatoire - avec eux, ça avait mal fini. A l'époque, j'étais encore au Brésil et tout le monde savait dans mon école que ma famille trainait dans des affaires louches. Donc forcément, pour tous, je finirais comme son père et ne ferait pas d'études. Ce qui m'avait vraiment énervée et poussé à gifler le conseiller.

- Moira Carvalho. Troisième année. Ravie de vous rencontrer.

Ou non. Franchement, j'avais la hantise des conseillers. Ils étaient si hautains ! Parce qu'ils avaient un peu de pouvoir sur les élèves, ils en profitaient totalement. Il acheva en me disant de ne pas trop tarder - non, sans blague - et ne posa pas plus de questions que ça. Tant mieux, mais était-ce normal de fermer les yeux comme ça sur les agissements des élèves ? A ma connaissance, je n'avais jamais vu un adulte du bahut s'en foutre comme ça.

- Je ne vais pas trainer, monsieur Takeda, ne vous en faites pas.

Je marquais une pause pour mieux observer mon interlocuteur. Il ressemblait à tout sauf à un conseiller. Je repris la parole en le fixant droit dans les yeux, cherchant vainement un sens à tout ceci.

-  Je vais me dépêcher de récupérer mes clopes et retourner chez-moi.

Je ne réalisais que trop tard ma bêtise et portait mes mains à ma bouche, l'air ébahi. Merde. A force de me questionner sur sa nonchalance, je m'étais bêtement vendue. Je n'avais plus qu'à espérer qu'il n'ai pas entendu. Ca me semblait peu probable, étant donné la superficie exigu du couloir. Mais comme on disait si bien, l'espoir fait vivre.
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Lun 16 Mar - 18:19

Reiji n'est pas stupide, il sait bien que peu d'élèves sont réellement enchanté de faire sa connaissance. Il a bien conscience du fait que sa fonction sonne comme s'il était un charlatan. Qui fait confiance aux conseillers d'orientation sérieusement? Lui même, lorsqu'il était au lycée, il ne s'y fiait jamais. Il sait que beaucoup de ceux qui viennent dans sont bureau s'y trouvent par convocation et non parce qu'ils en ont la volonté. Il fait de son mieux pour changer tout ça. Dans toutes les fonctions qu'il a pu occupé, il a toujours mit un point d'honneur à changer la donne. Il s'agit d'un défi personnel. Pas pour prouver qu'il vaut mieux que d'autre non. Mais pour prouver aux autres qu'eux, valent bien mieux que ce qu'ils pensent. Bien mieux que n'importe quel conseiller ne pourrait jamais leur démontrer. Un but idyllique sans doute. Finalement, Reiji est un peu rêveur. Quoi qu'il en soit, il esquisse un sourire bref.

« Ne te force pas à être polie, je ne suis pas un enfant, qui est heureux de croiser un conseiller. »

Formule t-il avec malice. Il ne se voile pas la face, et il est hors de question pour lui de forcer les autres à le faire à son égard. Il a horreur du paraître. Alors bas les masques. De toute façon, il n'est pas en fonction, et même s'il l'était, il n'est pas du genre à blâmer qui que ce soit pour sa franchise. Il soupire.

« Je ne m'en fais pas, tu es une grande fille. »

Reprend t-il simplement en attendant qu'elle passe avant de reprendre sa route. Mais elle ne semble finalement pas décidée à rejoindre le toit. Elle semble pourtant si pressée de le faire que ça en devient incompréhensible. Et a vrai dire, ce qui s'en suit ne surprends même pas vraiment le jeune conseiller. Il esquisse un sourire amusé à la vue de l'expression arborée par la demoiselle. Il fini par adopter un air faussement accusateur.

« File. J'ai rien entendu. »

Lance t-il en mettant fin à sa mimique et en lui adressant un clin d’œil avec malice. Il ricane brièvement. L'engueuler? Pour quoi faire? Qu'elle le récupère ce soir ou demain, qu'est-ce que ça allait changer? Elle ne compte tuer personne n'est-ce pas? Reiji est un homme rationnel. Il ne voit clairement pas pourquoi il la sermonnerait pour si peu. Il n'est pas surveillant après tout. Chacun son boulot.
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Mar 17 Mar - 8:00

Pour un conseiller d'orientation, il était différent des autres. Il ne me prenait pas de haut, ne me regardait pas comme si je n'étais qu'une moins que rien. Il me souriait sincèrement, m'expliquait gentiment que la politesse n'était pas nécessaire, que personne n'aimait rencontrer des conseillers. J'ignorais encore comment le considérer, ce type. Je n'irais pas dire que je l'aimais bien, mais il ne me mettait pas en rogne comme les autres.

- Pour un conseiller d'orientation, vous êtes plutôt indulgent.

J'avais répliqué ça sans spécialement le penser. C'était juste tellement rare de croiser des adultes comme lui. J'haussais les épaules et montait quelques marches de l'escalier. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais cette impression que je le recroiserais bientôt. Non, ce n'était pas qu'une impression, j'étais sûre de le revoir. Avant de franchir la porte qui menait au toit, je murmurais à son encontre.

- Merci, monsieur.

Je récupérais enfin mes cigarettes ! La nuit était déjà bien avancée, mais je me posais sur le rebord du toit pour m'en griller une avant de rentrer. Je me demandais pourquoi le bahut avait engagé quelqu'un comme lui. Lâchant une première bouffée de nicotine, j'haussais de nouveau les épaules et repris l'escalier. Je prenais enfin le chemin de l'appartement. En arrivant, j'étais tellement fatiguée que je m'écroulais sur mon lit, m'endormant quasiment immédiatement.
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