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 Qui l'aurait cru? [Alejandro]

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Emily Orchard
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anniversaire : 21/12/1993
inscription : 02/03/2015
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orientation sexuelle : Hétérote
profession : Bibliothécaire

Lun 9 Mar - 16:17

…D'accord. Comment se fait-il que je me retrouve entre deux restaurants, près du pensionnat, un soir après une journée de travail, en train d'attendre un de mes collègues de travail que cela fait seulement quelques semaines que je le connais? Hm. Il faudrait que je retourne un peu en arrière, soit cinq ou six jours plus tôt, pour bien saisir la situation actuelle. Voyons…cela s'était déroulé pendant l'heure du déjeuner. Je parlais tranquillement avec lui de sujets littéraires. Bien évidemment, c'était sur ces sujets, puisque, bah quoi, je suis une bibliothécaire et je connais des lectures, des auteurs, des anecdotes de tous genres! Quand nous voulons connaître quelqu'un et que nous commençons à devenir plus amical avec lui, il faut savoir l'aborder avec des thèmes intéressants et communs pour bien améliorer la relation. C'était donc un heureux hasard de découvrir que ce collègue, qui faisait la profession d'infirmier scolaire, désirait enrichir sa culture littéraire et que, oh, tiens, j'étais dans les parages! Je pouvais l'aider, bien sûr, avec plaisir! Je ne suis aucunement sarcastique, je suis très honnête. Bref. Nous parlions tout bonnement de livres qui nous avaient marqués au fil des années – pour ma part, j'omettais de parler de mon tout premier roman jeunesse…va savoir pourquoi – quand, tout d'un coup, j'avais claqué des doigts. Je me suis souvenue alors d'un roman que j'avais a.do.ré quand je venais d'entamer ma deuxième décennie de longévité. J'en ai aussitôt parlé à ce collègue, qui sembla fort captivé par le résumé de cette histoire. Je lui ai déclaré que je l'avais en ma possession (pas en ce moment-même, mais il était chez moi, à portée de la main) et que, s'il le désirait, je pourrais très bien le lui prêter. Il acquiesça automatiquement, ce qui me fit un grand bonheur (que j'avais montré par un petit applaudissement de joie, toujours avec mon visage neutre). Le lendemain de cette conversation, j'allais le rejoindre à son bureau, livre tendu devant lui, attendant de lui confier ce bouquin que j'avais apprécié. Depuis ce moment, je n'en avais plus entendu parler. Juuusqu'à hier.

Mon collègue est allé me voir pendant la journée pour me dire qu'il était impossible pour lui de retrouver mon livre. Je ne sais pas s'il a eu peur de ma réaction – quoique je n'avais pas changé de visage, si je me souviens bien –, mais il s'est excusé, si ma mémoire est bonne, et il m'a promis qu'il réparerait son erreur en m'invitant à manger quelque chose. À partir de ce moment-là, il m'a complètement perdue. Je ne comprends plus rien de la situation. Je…je ne comprends juste pas. Comment un livre supposément « perdu » nous a entraîné à une sortie au restaurant? D'ailleurs, de quoi allons-nous discuter pendant le repas? De l'importance de conserver nos livres à un endroit où nous serons certains de les retrouver? Pour sûr, cela me déçoit un peu d'apprendre que ce livre est disparu dans le néant, mais…aucune note n'était écrite dans les pages, aucune signature quelconque n'y apparaît. Du coup…je peux tout simplement me racheter le même format. Bien que, je dois l'admettre, lorsqu'on achète un livre, un lien immense se crée entre cet objet et nous. Mais bon, passons. Je suis trop surprise de l'étendue de ces circonstances que je ne sais plus où en donner de la tête. Tiens. Justement. Je vois mon collègue s'approcher de notre lieu de rencontre. Je regarde mon téléphone cellulaire furtivement. Je relève les yeux et observe mon collègue, du nom d'Alejandro. Malgré moi, j'ai de la difficulté à prononcer son nom avec le bon accent. Quel dommage, j'aurais pourtant aimé maîtriser cette langue. Bon, oublions cela pour l'instant. Je lève la main discrètement en sa direction et, enfin, quand il est tout près, je déclare parmi les gens qui passent entre nous:

- Bien le bonsoir. Ne t'inquiètes pas, tu es à l'heure, voire plus tôt que prévu. C'est seulement que je suis trop ponctuelle.

Je continue en jetant un regard sur les édifices qui longent notre droite.

- Alors? Où m'emmènes-tu? Ce n'est pas obligatoire d'être un endroit chic, tu sais. Un simple café aurait fait l'affaire.


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Mar 10 Mar - 17:27

Tu ajustes ton col. Tu vérifies que ta moustache et ta barbe sont irréprochables. Tu passes une main dans tes cheveux, machinalement, les replaquant rapidement en arrière. Tu resserres ta cravate, trois fois rien. Tu finis de t'observer dans le miroir, vérifiant alors l'heure. Il est temps d'y aller. Tu attrapes ta veste avant de sortir, n'oubliant pas de vérifier que tu as bien pris ton portefeuille. Tu n'arrives toujours pas à croire que tu as pu égarer ce livre. Il était pourtant important. Et tu as réussi à l'égarer malgré tout. Tu fermes les yeux, serrant les dents. C'est ridicule. Tu aurais du y faire tellement plus attention. Ta collègue t'avait quand même fait confiance en te prêtant ce livre. Et tu savais ce qu'il représentait pour elle...

C'est pour cela que tu étais allé lui faire tes plus plates excuses, te demandant sur le coup comment te faire pardonner. Plus tu avançais de la bibliothèque, plus tu te demandais ce que tu allais bien pouvoir dire, et comment tu aurais pu te faire pardonner. Tu étais entré, légèrement hésitant, pour aller la trouver et lui expliquer. Et tu avais fini par l'inviter à diner, sans vraiment trouver d'autre idée sur le coup. Et il était l'heure. Plus tu approchais du point de rendez vous, plus tu te disais que tu étais vraiment stupide. Tu aurais vraiment du y faire attention. Ou même lui proposer de lui en racheter un exemplaire. Bien que tu saches qu'un livre a toujours ce petit quelque chose, ce petit lien avec son propriétaire. Cet attachement en somme. Tu avais fini par sortir de tes pensées en la voyant te faire signe. Tu avais déglutit plus ou moins difficilement, tirant un peu sur ta cravate pour la désserrer, machinalement, nerveusement. Oui, tu étais nerveux. Tu ne savais guère quoi dire, ni même quoi faire. Mais tu ne pouvais plus faire marche arrière désormais. Tu avais alors affiché un léger sourire, bien qu'un rien forcé. Tu ne pouvais pas dire que tu n'appréciais pas de la voir, tu aimais toujours pouvoir passer un peu de temps avec elle, mais... L'occasion était pour le moins étrange. Voire exagérée au vu de ce qui s'était passé. Et tu étais un peu mal à l'aise. Tu l'avais écoutée sans rien dire, marchant avec elle.


    Bonsoir. Et bien... Pourtant je t'ai fait attendre.


Tu aurais préféré arriver en premier. Mais tant pis. Tu avais avancé jusqu'à ce restaurant, t'arrêtant juste devant l'entrée. Deux étoiles. Ce n'était pas grand chose en comparaison du faste dans lequel tu avais grandi, et vécu ces dernières années. Mais depuis ton arrivée ici, tu avais du te contenter de moins. Tu n'avais plus de palace, juste un simple appartement. Tu ne mangeais plus dans les plus grands établissements, seulement dans ce genre de petits restaurant. Tu l'avais regardé alors que tu lui tenais la porte, un sourire un rien moqueur sur le visage.


    Si madame veut bien se donner la peine.


Tu avais attendu qu'elle entre, te demandant si tout allait bien se passer. Il n'y avait pas de raison que les choses se passent mal. Mais tu voulais vraiment qu'elle te pardonne la perte de son livre. Car dans un sens, ça comptait pour toi. Tu n'aurais pas vraiment su dire pourquoi. Tu n'aurais pas su définir cette envie de te faire pardonner, toi qui ne t'étais jamais vraiment inquiété des autres et de leurs opinions. Toi qui t'intéressais autrefois seulement aux gens qui pouvaient t'apporter quelque chose. Mais. Au fond, tu pouvais te le dire. Elle faisait partie des rares personnes que tu appréciais. Et des premières que tu avais appris à apprécier à vrai dire. Alors, oui, tu tenais "vraiment" à te faire pardonner.
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Jeu 12 Mar - 16:14

Qu'il est gentil! Il se sent mal de m'avoir fait attendre malgré le fait que je suis arrivée très tôt, voire trop tôt pour l'heure que nous avions décidé ensemble. Je retiens cette réaction pour les prochaines fois que j'aurai une rencontre avec lui hors de l'établissement où nous travaillons tous deux. Si, bien évidemment, il doit y avoir d'autres rencontres. Peut-être pas de la même sorte, sûrement plus sur un coup de tête, histoire de développer une belle relation entre collègues. En tout cas. Nous nous dirigeons vers un restaurant. Au cours de notre promenade, je le suis tranquillement, je n'ose pas prendre la parole, car j'ignore comment commencer une conversation avec lui ce soir. Habituellement, nous avons une base pour un sujet de discussion: je tiens un livre dans la main, il a une revue culturelle intéressante dans son sac, j'ai un lunch qui a l'air appétissant, etc. Là, ce soir, rien. Je n'ai rien à lui dire pour l'instant et cela me rend un peu inconfortable. Cependant, je ne le suis pas autant que je le croyais. Au contraire, on dirait que c'est une personne avec laquelle je peux simplement marcher en sa compagnie sans rien dire et c'est tout de même agréable. Hm. Ça aussi, je retiens cette information. Ce n'est pas fréquent que cela m'arrive.

Nous arrivons à destination au bout de quelques minutes. Je regarde la bâtisse. Tant mieux, il ne m'emmène pas à un restaurant cinq étoiles qui offre des portions minuscules à un prix exorbitant, car, selon eux, c'est des aliments de qualité. Pfff. Je peux très bien me faire un plat de macaronis au fromage (que je prépare moi-même, et non pré-préparé, entendons-nous là-dessus) avec des ingrédients pas chers achetés à l'épicerie et le résultat est succulent. Bon, là n'est pas le moment de commencer une critique sur les restaurants luxueux. Alejandro me laisse entrer en premier. Quel galant. Je le remercie par un hochement de tête furtif mais repérable. Cela ne prend pas de temps qu'une serveuse nous accueille et nous présente un lieu où nous pouvons nous asseoir. Je serre le poing discrètement en signe de victoire. La place qui nous est attitrée est juste à côté d'une grande fenêtre projetant sur la rue où nous étions quelques secondes plus tôt, loin des salles de bain et des cuisines. Je n'aime pas avoir l'impression de mettre mon nez dans les cuisines alors que ce n'est pas mon lieu de travail…je me comprends. Bref. Nous nous assoyons. Je regarde mon collègue, après avoir jeté un coup d'œil sur le menu et je lui dis, tout en hochant de nouveau de la tête:

- Bon choix de restaurant. Tu as le flair. J'avais justement envie de paninis. Ou de pâtes.

Oui, bon, c'est une phrase banale. Je ne me surpasse pas. Je n'ai pas le temps de faire une rétroaction, puisque la serveuse revient ne serait-ce qu'en un claquement de doigts pour nous demander nos breuvages. Je commande un verre de thé glacé, mon collègue donne son choix aussi et, enfin, elle part. Je regarde longuement Alejandro sans émettre quoi que ce soit. Bon. J'ai finalement trouvé une phrase pertinente à prononcer. Je mets mes coudes sur la table, les bras levés et je joins mes mains ensemble. Je fais semblant de plisser les yeux et je déclare sur un ton neutre:

- Est-ce que je dois m'attendre à ce que tu me sortes une fleur, un bijou ou un bateau de ton manteau pour te faire encore plus pardonner? Ou bien tu ne me réserves aucune autre surprise inattendue? J'espère que tu vas me dire la deuxième option. Je suis déjà assez étonnée de la tournure des événements.

Je ne voulais, en aucun cas, sonner sarcastique en posant cette question. Malheureusement, mon objectif n'a probablement pas été atteint. Tant pis. J'étais très sérieuse, même que j'ai été un peu inquiète en demandant cela.


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