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 Casser la croûte...en silence, s'il vous plaît! [Moira] [WOUP, TERMINÉ]

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Emily Orchard
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Ven 6 Mar - 13:02

C'est bientôt l'heure du déjeuner. Mes yeux sont rivés sur mon écran d'ordinateur, qui semble sortir tout droit du début des années 2000. Je profite de quelques instants pour interrompre ma tâche et observer l'objet en tant que tel. C'est fou comment ils n'ont pas pensé à modifier le moniteur alors qu'ils ont donné une touche légèrement moderne à tout le reste de la bibliothèque. Ils osent changer les moniteurs utilisés pour la recherche que les personnes font pour trouver un livre, mais pas celui que moi j'utilise pour enregistrer les prêts, vérifier la disponibilité d'un livre, payer des frais de retard, etc. Franchement! Au moins, il va être changé dès la semaine prochaine. Youpi. Un soupir s'échappe d'entre mes lèvres, mais il est inaudible. Je lève mes yeux au-dessus de mon bureau pour observer silencieusement les lecteurs assis aux tables tout près. Ils ont le regard rivé sur leur bouquin ou celui de leur camarade. Heureusement, ils respectent la règle d'or des bibliothèques et gardent un niveau de bruit très bas. C'est à peine s'ils émettent un son. J'hoche de la tête discrètement à moi-même; on leur a appris les bonnes manières, je suis bien contente.

Mes pensées sont suspendues par une élève qui vient faire un prêt. Je réalise mes actions avec entrain et, d'une oreille, j'entends alors des rires fuser de quelque part dans ma salle de travail. Une fois que l'élève quitte mon champ de vision, je regarde partout pour tenter de trouver la source de ces rires. Un groupe d'étudiants sortent d'une allée de livres et un de ceux-ci croisent mes yeux. Il écarquille les siens en constatant que je ne suis pas d'humeur à blaguer avec eux et il avertit aussitôt ses amis. Aussitôt dit, aussitôt fait. J'hoche de nouveau de la tête à moi-même. Je respire le respect auprès des jeunes. Et des moins jeunes aussi, je crois. Je me dois une bonne tape dans le dos. Ce soir, je vais me permettre de savourer un verre de vin tout en écoutant un de mes films favoris. Aaaaaah, j'ai déjà hâte.

Je bénéficie de ce moment pour m'étirer longuement. J'ai beaucoup travaillé depuis ce matin. Soudain, une odeur vient frôler mes narines. Je m'arrête dans mon geste, donc oui, j'ai encore les bras levés dans les airs. Je prends une grande inspiration. Mais…ça sent…ça sent quelque chose de…ça sent…la friture? Pourquoi est-ce que ça sent la friture dans ma bibliothèque? À ce que je sache, le réfectoire n'est pas sur le même étage qu'où je me situe! Je fronce des sourcils. Il y a quelque chose de louche, très louche…d'ailleurs, j'ai constaté qu'il y avait plus d'étudiants, depuis une heure, qui se promenaient dans les allées qu'habituellement. C'est très curieux. Je regarde les alentours. Personne à l'horizon qui souhaiterait s'approcher à ma table. Parfait. Je quitte ma chaise, ainsi que mon bureau, pour me faufiler au travers les « chemins littéraires », comme j'aime surnommer mes allées de livres. Cela ne me prend pas beaucoup de temps pour trouver la source de l'odeur de friture, qui augmentait au fur et à mesure que je marchais en sa direction.

Je tourne un coin et j'aperçois une foule de personnes regroupée autour d'une en particulier. En me rapprochant tranquillement et en me tortillant, je peux remarquer, au centre de la foule, une adolescente. Avec. Des. Frites. Un tas de frites. Je n'ai pas le temps de calculer combien elle en a, mais c'est suffisant pour nourrir les gens qui l'entourent. C'est…surprenant. Surtout en ce qui a trait à l'endroit qu'elle a choisi pour les donner. Comment a-t-elle pu réussir à apporter ces aliments dans ma bibliothèque? Avais-je le dos tourné, ou étais-je concentrée sur mon travail si longtemps que ça? Je…je ne préfère pas y penser tout de suite. Plutôt, je racle fort ma gorge et je déclare, sur un ton neutre, mais redoutable:

- Sont-elles gratuites, ces frites, mademoiselle?

Qu'est-ce que je dis là? Pourquoi ne l'ai-je tout simplement pas averti? Peut-être que je veux voir sa réaction face au fait que je l'ai découvert?...Ça doit être cela.


Dernière édition par Emily Orchard le Mar 24 Mar - 10:22, édité 1 fois
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Sam 7 Mar - 15:03

et toi, t'aimes les frites ou pas ?
Ne me demandez pas comment je me suis retrouvée dans cette situation bizarre et dénuée de tout sens. La journée semblait pourtant bien partie, je vous assure. Je me suis levée du bon pied, j'ai pris un copieux petit déjeuner, j'ai eu des cours plutôt sympathiques ce matin. Mais comme rien n'a de logique dans ma vie, il fallait bien ce petit quelque chose pour venir briser cette harmonie. Bon d'accord, c'est un peu ma faute.

C'est vers l'heure du déjeuner que tout a dérapé. Je suis allée au réfectoire pour y trouver quelque chose de consistant et je me suis retrouvée avec des paquets de frites sous les bras. Moi, kleptomane ? Pas du tout, je nie. J'ai juste trouvé ça pas mal de voler ces trucs pour aller les vendre ailleurs. Et oui, mon commerce ne se limite pas à la marijuana. Tant que j'y vois un intérêt, je fonce. Je dois avouer que ça n'a pas été simple de chiper ces trucs, mais j'ai attendu une grande affluence pour me faufiler à travers la foule et récupérer ces merveilles qu'on appelle frites.

J'adore les frites, c'est donc logique que je prenne ça. Je pourrais en manger tout les jours, mais heureusement, je sais me raisonner. Je n'ai pas envie de prendre dix kilos en trois jours et tenter vainement de les perdre en trois mois. Bref, j'arrête de raconter ma vie et je vous explique la situation actuelle. Je suis dans la bibliothèque, ce truc avec pleins de rangées de livres où se retrouvent les grosses têtes du bahut. Je pouvais pas faire ça à l'extérieur et je trouve que ce lieu est parfait pour ouvrir ma baraque à frites. C'est silencieux, les élèves sont pas trop chiants et la cerise sur le gâteau, il n'y a pas de pions ou profs ! Personne pour m'emmerder ! Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à maintenant.

Elle est arrivée devant moi, me fixant droit dans les yeux. Vu la tête qu'elle me fait, je pense qu'elle n'est pas là pour rigoler. Mon stress passe de 0 à 100% en trois secondes. Trouve vite une idée, vite, Moira. Parce que là, t'es cuite. Les élèves se sont écartés du passage. Je commence à comprendre qu'elle est la bibliothécaire. Autrement dit, je suis dans la merde. Je peine à balbutier quelques mots qui n'ont aucun sens pour elle, j'imagine, parce que je parle en portugais.

- Euh.. Hmm. . En fait.. C'est pas ce que vous croyez... Me balancez pas s'il vous plait !

Je me rends compte que ce n'est pas en parlant une autre langue que je risque de me faire comprendre. Je reprends donc, avec une intonation différente. Pourquoi j'aurais peur d'une simple bibliothécaire ? Si ça se trouve, elle est cool. J'espère qu'elle est cool. Faites qu'elle soit cool. Au secours.

- C'est une vente clandestine, madame. Mais pour vous, c'est gratuit. Vous en voulez ? Faite attention, c'est un peu chaud. J'ai même du ketchup pour aller avec !

Sérieusement, je tente le Diable.


Dernière édition par Moira K. Carvalho le Jeu 12 Mar - 18:16, édité 1 fois
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Emily Orchard
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Lun 9 Mar - 16:15

Wow. Dire que j'ai réussi à commencer une conversation avec elle aussi rapidement…alors que je ne comprends absolument pas ce qu'elle dit. Elle me parle dans une autre langue. Est-ce une immigrante illégale? Ou fait-elle exprès de parler ainsi pour me donner l'excuse qu'elle ne savait pas qu'elle était dans la bibliothèque et qu'elle croyait qu'elle vendait ses frites dans un encan silencieux? Elle est bien chanceuse, cette jeune femme, car elle a détruit mon visage de pierre. Une expression d'interrogation se retrouve sur mon visage pendant au moins cinq secondes sans que je ne la cache. Qu'elle prenne ceci comme un compliment…du moins, d'une certaine façon. Ma face stoïque revient à pleine charge et je croise les bras. Qu'ils sont gentils, les étudiants, ils se sont tous éloignés d'elle pour que j'aie l'opportunité de la regarder droit dans les yeux. C'est vraiment dommage que je n'aies pas une tête de plus qu'elle…non, je n'irai pas plus loin, je ne me rabaisserai pas de la sorte! J'allais prendre la parole après avoir entendue les paroles incompréhensibles – pour moi – de l'adolescente lorsque celle-ci recommence à parler, cette fois-ci, en anglais.

Je suis bouche bée. Du moins, je le cache, mais je ne parle pas tout de suite. Eh bien. Elle est téméraire, cette étudiante. A-t-elle si peur qu'elle a décidé de jouer le jeu? Ou elle ne panique pas du tout et s'amuse comme une folle? Je balance entre ces deux choix, puisque lorsqu'elle s'était adressé à moi en langue étrangère, elle semblait en panique totale. À moins qu'elle ait joué la comédie? Je ne sais plus. Tout ce dont je suis certaine, c'est qu'elle se permet de continuer sur ma question idiote que j'avais lancé pour attirer son attention. Désormais, qu'est-ce que je fais…continue-je ou arrête-je? Est-ce que je renvoie tout le monde ou je les laisse observer la scène pour leur pur divertissement? Il faut croire que mon cerveau a décidé d'agir sans mon consentement, car, toujours les bras croisés, je lâche le plus bas possible, histoire de ne pas rajouter des spectateurs.

- Malheureusement, j'ai l'impression que tu n'as pas de moutarde avec toi, n'est-ce pas? C'est bien fâcheux, puisque je consomme mes frites uniquement avec de la moutarde. Et pas seules. Il faut qu'elles soient recouvertes de ça. Le ketchup, c'est moins bon selon moi. Mais qui suis-je pour débattre sur ce sujet. Qu'en penses-tu, mademoiselle?

Eh bien dis donc! Il en a, de l'audace, mon cerveau! Jamais je n'aurais cru que j'allais parler ainsi à une personne plus jeune que moi. Oh, j'espère qu'elle n'est pas une dénonciatrice professionnelle et qu'elle s'amusera à m'accuser auprès de la direction! Puis, je ferme les yeux pour échapper un léger soupir et je la regarde de nouveau. Pas convaincue du tout de son alibis, je ne laisse pas tomber totalement l'idée d'être sur mes gardes avec elle.

- Est-ce la seule explication que tu peux me trouver pour te justifier? Pourquoi la bibliothèque plus qu'un autre endroit? La buanderie, ce n'était pas un bon choix?

Tant qu'à poser des questions loufoques, autant continuer sur cette lancée! Souhaitons tout simplement que la foule ne s'agrandira pas (donc, gardons les murmures)…et que les téléphones cellulaires des étudiants resteront bien au chaud dans leur poche, en mode silencieux, immobiles. Je n'ai pas envie de voir mon visage dans une vidéo amateure et que des commentaires fusent de partout sur notre échange. Juste comme cela.


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Jeu 12 Mar - 18:16

Mlle quat'yeux continuait sur sa lancée. Elle était tout aussi sarcastique que moi, ce qui me fit sourire pendant qu'elle parlait de moutarde. Les élèves commençaient à murmurer entre eux, à sortir leurs téléphones pour filmer ce moment intense entre deux personnes au caractère bien trempé. Je m'en fichais un peu de me prendre la tête avec elle, mais être filmée ne me plaisait guère. Cela pourrait avoir un impact négatif sur mes ventes et je refusais catégoriquement d'être le clown de service juste pour leur bon plaisir. Je ne lâchais pas la miss du regard et répliqua sur un ton plutôt neutre, histoire de ne pas plus amuser la foule.

- Pour une bibliothécaire, vous avez du répondant, mademoiselle.

J'insistais bien sur le dernier mot, histoire de l'embêter encore un peu quand même. Puis je repris la parole, désignant les cellulaires qui filmaient la scène. Sourcils froncés, bien entendu. Et je rangeais en même temps mes affaires. Je ne m'attarderais pas ici, si c'était pour être dérangés par des idiots filmant des conneries pareilles.

- Je ne sais pas pour vous, mais je refuse d'être filmée par ces imbéciles. Et si j'ai choisi cet endroit, c'est parce que je trouvais que c'était plutôt calme, voilà tout.

C'était la vérité, je ne pouvais pas faire mieux. Mon sac et mes frites étaient rangés, je n'avais plus qu'à déguerpir d'ici avant de passer sur un blog ou autre. Je repris la parole, toujours face à la jeune femme. Je sentais le besoin de me justifier m'oppresser. Même si elle allait probablement s'en foutre.

- Je sais que j'exagère, mais je me fais de l'argent comme je peux. Libre à vous d'aller me dénoncer maintenant. J'ai l'habitude de me faire convoquer, de toute manière.

Ce qui concluait ma piètre justification.

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Lun 16 Mar - 17:37

Ma crainte la plus fondamentale du moment s'est concrétisée. Pourquoi a-t-il fallu que j'y pense pour que cela arrive? Bon, je ne peux contrôler totalement tous les facteurs externes de la situation qui m'entourent, tout spécialement des étudiants friands d'éléments inusités qui pourraient arriver dans leur petite vie banale. Bref, ces étudiants, je parle d'environ deux ou trois de ceux qui forment un cercle autour de moi et de la jeune femme qui vend des frites, ont sorti leur téléphone cellulaire pour filmer toute la scène qui se déroule sous leurs yeux avides de la suite. Il faudrait que je sois plus habile au concept du multitâche; habituellement, je me débrouille bien en ce qui a trait aux tâches à réaliser dans mon lieu de travail. Les relations ou événements sociaux, par contre, c'est une tout autre histoire. Je n'ai pas assez entretenu d'amitiés ou de simples relations pour bien gérer plusieurs circonstances en même temps de ce thème. Eh là là.

Bon. Que faire en premier lieu? Tout d'abord, je devrais réagir aux commentaires émis par la jeune demoiselle qui se tient en face de moi, de plus en plus à son aise il faut croire. Quoiqu'elle adopte le même comportement que moi: neutre, camouflant ses pensées, le tout pour être certain qu'on ne décèle rien de ses sentiments. Elle le fait bien, je lui donne un A+. Je ne continuerai pas plus, étant donné ce qui se déroule actuellement. Puis, elle fait mention de ses camarades qui ont osé sortir leur cellulaire pour se divertir et divertir peut-être d'autres âmes ennuyées dans le futur. J'hoche brièvement de la tête pour approuver son opinion là-dessus. Enfin, elle donne de nouvelles justifications quant au pourquoi du comment du où du qui du…on se comprend. Elle range tous ses effets pendant qu'elle s'adresse à moi et je comprends la vitesse à laquelle elle réalise cette action: je ferais de même si j'étais jeune, sans autorité totale et que de minuscules écrans épiaient mes faits et gestes. Toutefois, comme je l'ai dit, elle n'a pas ce que moi, j'ai: de l'autorité. Aussitôt qu'elle termine son discours, je me retourne vers les fautifs, les deux mains tendus vers eux. Je penche un peu la tête sur le côté et je déclare:

- Maintenant que vous avez vu ce beau petit spectacle, je vous prierais de me donner immédiatement vos téléphones cellulaires. Je tâcherai de supprimer cette sublime vidéo. Malheureusement pour vous, aucun de vos téléphones n'étaient en mode silencieux. Du coup, j'ai entendu un bruit venant d'eux. Et une de mes règle d'or dans ma bibliothèque est de n'entendre aucun bruit venant de tout appareil personnel. Je vous avais pourtant prévenu dès le début de l'année scolaire.

Des réactions fusent automatiquement. Il fallait que je m'y prépare. Eh bien, justement, je suis prête. Je ne perds pas de temps pour ajouter:

- À moins que vous ne vouliez vous exprimer de la sorte devant la direction, moi à vos côtés, qui donnera ma propre version des faits? C'est pour vous, vous décidez. Je peux vous éviter des rencontres longues et inutiles. Je ne vous empêcherai pas de lancer des rumeurs bien gentilles, si cela peut vous rendre de meilleure humeur.

Des grognements discrets. Des regards détournant le mien. Des cellulaires désormais reposés dans mes mains. Trois. Je regarde tour à tour les étudiants et je les remercie verbalement tout en hochant grandement de la tête. Je me retourne ensuite vers l'adolescente, toujours prête à décoller de la bibliothèque. Je fais mine de réfléchir et je lui dis:

- Je n'ai jamais dit que j'allais te dénoncer, très chère. Je voudrais simplement que tu choisisses un meilleur emplacement que la bibliothèque. Oh, et, je vais te confisquer tes frites, puisqu'une de mes règles est de ne pas apporter de la nourriture ici. La prochaine fois que je te prends à vendre et à partager des aliments dans mon lieu de travail, je devrai t'avertir plus sérieusement. D'accord?

Ayant mis les téléphones dans la poche de ma veste, je tends une de mes mains vers la jeune femme, attendant le sac de frites.


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Sam 21 Mar - 12:50

Wah, elle était chaude, la bibliothécaire. Mais non, pas chaude dans ce style, les pervers. Genre, autoritaire, respectez moi ou j'vous poutre en live, m'voyez ? Elle avait exigé que tout le monde qui filmait remettent leurs téléphones et avait même menacé les élèves de s'expliquer devant la direction si personne ne l'écoutait. Elle avait fait fort, la miss quat'yeux, parce que malgré les grognements et quelques insultes par-ci par-là, ils avaient capitulés face à elle. Pas mal pour une nana qui portait des lunettes et ressemblait à une coincée littéraire ! Hum.

J'avais fini de rassembler mes affaires et j'allais décoller, mais la dame me bloquait le passage et s'adressait à moi, cet air sévère collé au faciès. J'aurais dû le prévoir, vu comme elle avait recadré les autres, j'allais forcément m'en prendre plein la tronche aussi. La prochaine fois, faites moi penser à m'éclipser sans qu'elle s'en aperçoive. Bon point, elle n'allait pas me dénoncer. Mauvais point, elle voulait mes frites. J'avais pas envie de m'embrouiller pour un sachet de bouffe alors je lui remis sans tarder. Toute façon, c'était pas vraiment la nourriture qui m'intéressait, mais la liasse de billets que ça m'avait rapporté. Elle serait pas un peu cruche sur les bords, la donzelle ?

- Euh, ouais. Tenez.

Ouais, je sais, mais j'étais pas douée pour parlementer pendant des heures, moi. J'avais balbutié en la regardant droit dans les yeux, lui donnant le paquet sans broncher. J'en avais rien à faire de ce truc, maintenant. Autant qu'elle les garde et en fasse ce qu'elle voulait. Je tripotais du bout des doigts ma liasse de biftons.

- C'est bon, j'peux y aller maintenant madame ?

J'attendais qu'elle dégage du passage, en fait. Et je connaissais pas son nom, en y repensant. Bwarf, peu importe.
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Lun 23 Mar - 22:18

La jeune femme n'a pas attendu trop longtemps pour me donner ce qui a causé toute cette pagaille dans ma pauvre et petite (manière de parler) bibliothèque. Le sac de frites enfin dans les mains – je constate, tout en le prenant, qu'il est devenu bien vide…je me s'y suis prise trop tard, tant pis –, elle me demande rapidement si elle peut y aller. Je remarque du coin de l'œil la liasse de billets qu'elle tient comme si c'était son précieux anneau, et j'hausse un sourcil. Alors, elle avait raison lorsqu'elle m'avait dit qu'elle me partagerait quelques frites gratuitement si je le désirais. Ces dernières, pour les autres étudiants, devaient être payées pour être consommées. Eh bien. Elle est futée. Vraiment futée. Mais pas pour ce qui a trait à l'endroit qu'elle a choisi. Cela pourrait peut-être m'inspirer à faire quelque chose qui ressemblerait au trafic que l'adolescente avait créé dans ma salle de travail…Mais non. Si j'avais vraiment à prononcer ces mots à quelqu'un, personne ne me croirait. Et comment. Jamais je ne penserais faire une telle chose. De n'importe quelle manière. C'est…trop…bizarre. Bon. Je l'observe encore un moment et je prends plaisir de faire comme si je l'examinais pour être certaine qu'elle n'avait rien d'autre de suspect à sa portée. Je ne crois pas qu'elle ait encore d'autres aliments à partager, et ce, non gratuitement, dois-je le préciser. Elle m'a l'air bien pressée de déguerpir des lieux. Selon moi, si j'étais dans sa situation, je ferais de même. Je croise les bras et je la dévisage. J'ouvre finalement la bouche pour dire:

- Mais voyons, ne sois pas dans cet état. Je t'ai déjà dit que je n'allais pas te dénoncer. J'aimerais seulement que tu quittes calmement la bibliothèque sans faire trop de bruit. Par exemple, ouvrir et fermer doucement la porte derrière toi quand tu sortiras. Si possible. S'il vous plaît.

Je joue sérieusement avec le feu. Que m'arrive-t-il aujourd'hui en cet instant présent? Peut-être que j'ai des réactions hors de mon contrôle, car cette jeune femme a, elle aussi, été téméraire dans ses décisions, alors qu'elle aurait pu avoir un peu de retenue. Qui suis-je pour juger. Je me sens redondante dans mes pensées. Peu importe. Je vais laisser partir cette étudiante, la pauvre, je n'ai pas envie qu'elle me déteste encore plus qu'actuellement. Ainsi, je m'enlève de son chemin lentement et je termine notre conversation par un « Bonne journée » très sincère. J'aurais pu clore tout cela avec un bref sourire, mais je me suis dit qu'elle avait eu la chance de me voir incrédule plus tôt. Elle n'aura pas plus de chance que ça. Quand la jeune femme partira, je retournerai à mes occupations et je ferai en sorte de cacher mes trésors technologiques - et un alimentaire - jusqu'à la fin de la journée. Ce soir, je verrai des sourires sur le visage de ces pauvres victimes. Tant mieux.
BON. QUE FAISONS-NOUS.:
 


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